À propos
Treize ans d'infrastructure, cinq ans d'OpenStack à plus de 5 000 serveurs, et une conviction sur ce que veut dire souverain.
Un cloud souverain, ce n’est pas un label sur une plaquette. C’est pouvoir reconstruire, depuis la source et de façon vérifiable, l’image système qui démarre sur des milliers de serveurs. C’est le métier que j’exerce depuis treize ans, et c’est le projet que je publie en open source.
Le terrain
Pendant cinq ans, chez Infomaniak, j’ai exploité et fait évoluer des environnements OpenStack de plus de 5 000 serveurs. Montées de version, scale-up, incidents de niveau 3, clusters multi-cloud pilotés sous Terraform et Ansible. À cette échelle, la documentation officielle décrit la procédure ; elle ne décrit pas ce qui arrive quand la procédure rencontre l’existant. C’est cet écart qui m’intéresse et c’est de là que vient à peu près tout ce que je sais.
J’y ai aussi conçu les images système sur lesquelles ces machines démarrent. C’est la couche que presque personne ne regarde, et c’est précisément celle qui décide : ce qu’elle contient, tout le reste en hérite.
Je suis aujourd’hui ingénieur N3 Cloud et Services Managés chez Cheops Technology Switzerland, à Genève.
Ce que je publie
Open Image Cloud est la suite logique de ce
travail : des images cloud prêtes à l’emploi pour OpenStack et Proxmox,
construites de façon reproductible sur GitHub Actions, signées avec cosign
en mode keyless, et livrées avec leur provenance embarquée dans un
MANIFEST.json. Huit distributions Linux, plus les amphores Octavia
alignées sur chaque version d’OpenStack.
L’objectif tient en une phrase : vous pouvez vérifier ce que vous démarrez sans avoir à me faire confiance. C’est tout l’intérêt, et c’est aussi la seule façon honnête de prononcer le mot souveraineté.
En amont
Corriger un problème chez soi le règle une fois ; le corriger en amont le
règle pour tout le monde. Je contribue depuis peu à OpenStack sous le
compte Gerrit kallioli : modernisation et correctifs de sécurité sur
Horizon, le tableau de bord d’OpenStack, et sur openstacksdk.
C’est récent, et le registre des contributions le dit tel quel : les changements mergés, ceux en revue, ceux qui ont été abandonnés, avec le lien vers chaque revue. Un patch abandonné assumé en dit plus long qu’une liste où ne figurent que les succès.
Ce que je fais
- Architecture d’infrastructures cloud et critiques, IaaS et PaaS.
- Exploitation OpenStack à grande échelle, et les incidents qui n’ont pas de page de documentation.
- Chaînes de construction d’images système : reproductibilité, signature, provenance.
- Contribution upstream OpenStack : Horizon, openstacksdk, revues de code.
- Multi-cloud et hybridation, avec la réversibilité posée avant la migration plutôt qu’après.
- Transmission : formation Public Cloud, accompagnement technique.
Ce que je crois
La souveraineté ne se décrète pas, elle se vérifie. Une infrastructure qu’on ne sait pas reconstruire depuis la source n’est pas souveraine, quel que soit le pays du datacentre. La géographie du datacentre est une condition ; elle n’a jamais été une preuve.
Écrire
Par courriel : kevin@stackops.ch. Le code est sur GitHub, les revues sur Gerrit.